Fini, le "c'est la faute à Bruxelles"

Le message de Jean-Claude JUNCKER, , est clair: Se servir de la Commission européenne et de l'Union européenne comme bouc émissaire pour éviter d'assumer ses opinions et ses actes devant les citoyens des Etats membres, c'est fini.



Dans une déclaration au quotidien "La Libre Belgique", le président de la Commission européenne s'est exprimé sur la nécessité  de  responsabiliser les États membres. Cette décision, ayant pour but de mettre les États membres face à leurs décisions devant leurs citoyens. Pour se faire, le président de la Commission européenne propose une refonte du système des décisions européennes, afin que les citoyens comprennent que l'Union européenne ne peut être blâmée pour les décisions prises par les États membres.

Dans la ligne de mire de Jean-Claude Juncker, la procédure dite de la « comitologie », qui propose des mesures ayant pour but la meilleure mise en œuvre possible des normes européennes. Ces comités étant composés d'experts venant des États membres, ils défendent les intérêts de leurs pays.Il ressort de cette pratique que cette procédure est plus politisée qu'elle n'y paraît. Les votes étant par la suite secret, on ne peut alors pas connaître le positionnement de chaque État membre. Il faut aussi noter que les États s'abstenant de voter, souhaitent ne pas se positionner et confier à la Commission la tâche de trancher.

Dans un souci de transparence des positions de chacun, quatre mesures ont été évoqué par le président de la Commission européenne, comme la limitation de l'abstention lors des votes, la participation des ministres des États membres si la majorité n'est pas atteinte, le rendu public des votes de chaque représentant des États membres, et enfin la possibilité d'une saisine du Conseil des ministres si la mesure le nécessite.
 


Jeudi 16 Février 2017